Une forêt en croissance est un puits de carbone avec un potentiel de plusieurs centaines d’années pour le stockage de carbone, (1 tonne de bois sec = 1,8t de CO2), mais lorsque les arbres se décomposent ou lorsque la forêt brûle, le carbone entre à nouveau dans le sol ou dans l’atmosphère sous forme de CO2. Le sol est le puits de carbone le plus important (beaucoup plus important que toute la végétation sur terre et l’atmosphère combinés). Le sol stocke le carbone sous forme d’humus et l’humus se forme par l’action de la micro faune, des champignons et des bactéries sur les résidus des plantes.
Les apports de biocides, pesticides et engrais peuvent dégrader ou tuer les humus.
Le labour tue l'humus en l’enfouissant, causant une minéralisation trop rapide de la matière organique et des pertes de sol qui atteignent couramment 10 tonnes/an/hectare en zone tempérée et jusqu'à plusieurs centaines de tonnes en zone tropicale.
La séquestration du carbone dans le sol peut se faire par :
• La prise de conscience de manière qu’il est perdu du sol par des pratiques agricoles combinées avec le changement de ceux-ci. (réduction des travaux du sol, engrais verts, rotations…)
• La sélection des plantes, notamment des graminées adaptées, qui, grâce à la densité de leurs systèmes racinaires ont la capacité de fournir la matière organique pour la production d’humus.
Selon les recherches effectuées à ce jour, nous pouvons conclure que :
Une prairie de 10m x 10m a le potentiel de séquestrer 11 kg de CO2 / an
(Source - The potential for carbon sequestration in grass seed cropping systems in Western Oregan : the state of the science as reported in the literature as of December 2006. - D Rumore, E. Sulzman, W. Young)
Le rôle des graminées et prairies est primordial pour la survie de l’Homme. C’est la famille de plantes qui nourrit l’humanité (Riz, Maïs, Blé, Orge, Avoine …). Les prairies sont de vastes biomes qui se trouvent en zone tempérées et tropicales. Ils forment pour l’essentiel la base de la pyramide trophique, dont les herbivores dépendent et sur lesquels l’Homme exploite vaches, moutons, chèvres, etc.
Dans les villes et dans nos jardins, nous utilisons les graminées pour les terrains de sport, les pelouses dans les parcs, l’aménagement en bordure de nos infrastructures et les cours d'eau …
En dehors de sa capacité à séquestrer le carbone, les gazons remplissent un rôle environnemental plus complexe dans l’écosystème urbain :
• Les sols en ville sont pour la plupart stériles et secs, coupés de tout contact avec l’air et la pluie par le bitume imperméable des routes, trottoirs et parkings, et le bâti. Le gazon présente à l’inverse, la perméabilité, permettant à l’eau de pluie de communiquer avec le sous-sol et la nappe phréatique. L’eau, filtrée, devient une réserve disponible pour les racines des végétaux, notamment pour celles des arbres à proximité.
• Le gazon est aussi une zone de fraîcheur qui maintient l’humidité dans l’air. Ceci n’est pas négligeable lorsque l’on constate des périodes de chaleur étouffantes en été. Il répond à un besoin de créer des « coolspots » en ville et peut éventuellement réduire la croissance des crises asthmatiques et autres maladies respiratoires.
• Les particules de poussière et les gaz d’échappements de véhicules sont filtrés par les feuilles fines des gazons, à travers l’eau qui se condense à leur surface. Par conséquent, le gazon aide à la purification de l’air.
• Suffisamment d’oxygène est produit par 1ha. de pelouse pour 150 personnes à respirer.+
• Les gazons plantés sur les talus des routes réduisent les bruits par 8 – 10 décibels.*
*(Professional Lawn Care Association and American Honda Motor Co., Inc)+Société Française des gazons