Comprendre l'enjeu CO2


Lexique



cycle carbone




Le cycle de carbone correspond à l'ensemble des échanges d'éléments carbonés sur la planète. Le cycle est composé de flux et de puits de carbone. L’activité de l’Homme contribue à l’augmentation annuelle de 6,5 Petagrams de CO2 / an. Environ la moitié de ce carbone est réabsorbée par la biosphère (photosynthèse accrue) et les océans (par dissolution). 3,2 Pg de CO2 / an ne sont pas séquestrés par les puits de carbone. Ceci contribue à l’augmentation des gaz à effet de serre.



L'effet de serre
est un processus naturel de réchauffement de l'atmosphère. Il est dû aux Gaz à Effet de Serre(GES) contenus dans l'atmosphère, à savoir principalement la vapeur d'eau (55%), le dioxyde de carbone CO2 (39%) le méthane CH4 (2%), l’ozone (2%), les oxydes nitreux (2%),  et les chlorofluorocarbones (CFC-11 et CFC-12). Ils absorbent la partie du rayonnement du soleil réfléchie par la surface de la terre (infra rouge) et qui ne peut pas s’échapper dans l’espace. Le méthane, qui possède 21 fois plus les propriétés d'un gaz à effet de serre que le CO2, se forme quand un composé organique (un animal, une plante) se décompose (par fermentation ou putréfaction) en l'absence d'oxygène. Une grande quantité du méthane présent dans l'atmosphère est d'origine naturelle (provient des marécages, marais…). Mais d'importantes quantités de méthane proviennent également des décharges publiques, des rizières et du bétail.

L’empreinte carbone est une mesure de l’impact des activités humaines sur l’environnement en termes de gaz à effet de serre produit. Il est mesuré en unités de CO2. C’est un moyen, pour chacun d’entre nous et pour les entreprises, de visualiser sa contribution au réchauffement de la Terre.
L’empreinte carbone doit évaluer le Dioxyde de Carbone émis pendant tout le cycle de vie du produit (l’origine des matières premières, transformation, emballages, marketing et vente, étapes de transport et recyclage des déchets produits).

Exemples d’empreinte carbone :

Un hamburger = 2.85 à 3.1 kg de CO2
Un paquet de chips = 75g de CO2
Un livre de poche de 500 pages = 2,5kg de CO2
Le transport est particulièrement consommateur de CO2: 10 km en voiture essence à 6l/100 produit  1,39 kg de CO2 (diesel même conso = + 12%)

Un puits de carbone (de l’anglais Carbon Sink) est l’endroit où le carbone est stocké (roches, océans, plantes et sol.) Il peut être stocké pour des périodes de plus ou moins longue durée avant d’être recyclé. On distingue 3 cycles-types de :
1. Courte durée. Ex. l’atmosphère qui renouvèle son carbone tous les 5 ans environ
2. Moyenne durée. Ex. L’humus dans le sol, ou une forêt qui peut séquestrer le carbone pendant plusieurs siècles.
3. Longue durée. Ex. L’érosion de roches calcaires sur environ 330 millions d’années.



Protocole de Kyoto


Face à l’augmentation dramatique des gaz à effet de serre, et en particulier le CO2 (voir graphique dessous.) 174 états ont (en date de décembre 2007) signé le protocole de Kyoto qui vise à encourager le plus rapidement possible l’amélioration des systèmes de production les plus polluants et les moins efficaces, grâce à des échanges internationaux de permis d’émission.


 
Le mécanisme des permis négociables, mise en œuvre conjointe au mécanisme de développement propre (MDP), permettent aux pays industrialisés de bénéficier de crédits-carbone résultant d'investissements en technologies propres dans des projets de réduction d'émissions de GES à l’extérieur de leur zone géographique.
 
Plusieurs marchés de permis d'émission ont été mis en place à l'échelle d'entreprises, de groupes d'entreprises, ou d'États. Un système européen d'échanges de permis a vu le jour en 2005. En France, l’entrée en vigueur s’est traduite par le décret n°2005-295 du 22 mars 2005. À partir de 2008, il devrait s'insérer dans le marché mondial prévu dans le Protocole de Kyoto.
Un crédit-carbone est une unité, généralement 1 tonne de gaz à effet de serre (GES) qui est couramment associée à 1 tonne de CO2 .


flux carbone bien dans sa ville



COMMENT SEQUESTRER LE CO2 DANS LE BIOSPHERE


Une forêt en croissance est un puits de carbone avec un potentiel de plusieurs centaines d’années pour le stockage de carbone, (1 tonne de bois sec = 1,8t de CO2), mais lorsque les arbres se décomposent ou lorsque la forêt brûle, le carbone entre à nouveau dans le sol ou dans l’atmosphère sous forme de CO2. Le sol est le puits de carbone le plus important (beaucoup plus important que toute la végétation sur terre et l’atmosphère combinés). Le sol stocke le carbone sous forme d’humus et l’humus se forme par l’action de la micro faune, des champignons et des bactéries sur les résidus des plantes.

Les apports de biocides, pesticides et engrais peuvent dégrader ou tuer les humus.

Le labour tue l'humus en l’enfouissant, causant une minéralisation trop rapide de la matière organique et des pertes de sol qui atteignent couramment 10 tonnes/an/hectare en zone tempérée et jusqu'à plusieurs centaines de tonnes en zone tropicale.

La séquestration du carbone dans le sol peut se faire par :

• La prise de conscience de manière qu’il est perdu du sol par des pratiques agricoles combinées avec le changement de ceux-ci. (réduction des travaux du sol, engrais verts, rotations…)
• La sélection des plantes, notamment des graminées adaptées, qui, grâce à la densité de leurs systèmes racinaires ont la capacité de fournir la matière organique pour la production d’humus.


Selon les recherches effectuées à ce jour, nous pouvons conclure que :

Une prairie de 10m x 10m a le potentiel de séquestrer 11 kg de CO2 / an

(Source - The potential for carbon sequestration in grass seed cropping systems in Western Oregan : the state of the science as reported in the literature as of December 2006. - D Rumore, E. Sulzman, W. Young)

Le rôle des graminées et prairies est primordial pour la survie de l’Homme. C’est la famille de plantes qui nourrit l’humanité (Riz, Maïs, Blé, Orge, Avoine …). Les prairies sont de vastes biomes qui se trouvent en zone tempérées et tropicales. Ils forment pour l’essentiel la base de la pyramide trophique, dont les herbivores dépendent et sur lesquels l’Homme exploite vaches, moutons, chèvres, etc.
Dans les villes et dans nos jardins, nous utilisons les graminées pour les terrains de sport, les pelouses dans les parcs, l’aménagement en bordure de nos infrastructures et les cours d'eau …

En dehors de sa capacité à séquestrer le carbone, les gazons remplissent un rôle environnemental plus complexe dans l’écosystème urbain :

• Les sols en ville sont pour la plupart stériles et secs, coupés de tout contact avec l’air et la pluie par le bitume imperméable des routes, trottoirs et parkings, et le bâti. Le gazon présente à l’inverse, la perméabilité, permettant à l’eau de pluie de communiquer avec le sous-sol et la nappe phréatique. L’eau, filtrée, devient une réserve disponible pour les racines des végétaux, notamment pour celles des arbres à proximité.
• Le gazon est aussi une zone de fraîcheur qui maintient l’humidité dans l’air. Ceci n’est pas négligeable lorsque l’on constate des périodes de chaleur étouffantes en été. Il répond à un besoin de créer des « coolspots » en ville et peut éventuellement réduire la croissance des crises asthmatiques et autres maladies respiratoires.
• Les particules de poussière et les gaz d’échappements de véhicules sont filtrés par les feuilles fines des gazons, à travers l’eau qui se condense à leur surface. Par conséquent, le gazon aide à la purification de l’air.
• Suffisamment d’oxygène est produit par 1ha. de pelouse pour 150 personnes à respirer.+
• Les gazons plantés sur les talus des routes réduisent les bruits par 8 – 10 décibels.*

*(Professional Lawn Care Association and American Honda Motor Co., Inc)+Société Française des gazons


 
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