Les plantes poussent mieux à certains endroits qu’à d’autres car elles sont plus compétitives à cet endroit qu’ailleurs et non parce que l’endroit leur plaît. C’est une conséquence de la dynamique écologique. La compétition inter-espèce est ainsi très rude quand une terre végétale est profonde et riche et quand la pluviométrie est régulière. On trouvera dans ces conditions beaucoup de graminées alors qu’en présence d’une pente forte, d’une terre pauvre ou d’une pluviométrie variable, les fleurs sauvages pourraient apparaître plus tenaces.
Tous ces facteurs variables combinés (lumière, qualité du sol, etc.) constituent une niche écologique unique qui mérite donc d’être mieux étudiée.
Ainsi, il résulte que du point de vue du jardinier qui veut une jolie pelouse, mieux vaut s’assurer qu’il ne manque pas d’engrais azoté, que l’arrosage soit régulier et que les tontes soient fréquentes. Dans ces cas, le gazon ne sera pas en condition de stress, et les plantes adventices ne trouveront pas leur place.
Dans les massifs, pour réduire la force de ces mauvaises herbes, il peut planter des végétaux à forte densité qui les font lutter pour la lumière, pour l’eau du sol et pour les éléments nutritifs. La compétition entre eux rendrait plus difficile l’installation de mauvaises herbes. Le paillage avec des copeaux de bois, feuilles, écorce de pin… rendrait l’installation de mauvaises herbes plus difficile.
De plus, il doit davantage considérer la capacité de certaines plantes à nuire à d’autres espèces par la présence de toxines naturelles. C’est le cas de l’if, le laurier des haies ou le marronnier, où rien ne pousse en dessous.
Malgré leur efficacité, ces solutions ne sont pas systématiquement préconisées par les techniciens. Trop souvent ceux-ci choisissent plutôt de limiter le nombre de végétaux dans les massifs … et de dépenser, par la suite, l’argent économisé sur l’application des herbicides pour contrôler les plantes adventices.